CREATIONS en FOLIES

Avril > Juin 2019
visible des mercredis aux dimanches de 14h-19h

Au sein de ce dispositif d’accueil en résidences de création, nous nous engageons dans la coproduction des œuvres portées et développées par les artistes lauréats.
Cet accompagnement souhaite s’inscrire dans toute la chaine de la création : de l’écriture, en passant par la production jusqu’à la diffusion.

Ce dispositif accueille au premier semestre 2019 3 projets lauréats de notre appel à projets diffusé en direction des artistes et structures engagées dans les arts numériques.

Quelles œuvres numériques ?
Chaque résidence de 3 semaines accueille un artiste ou collectif qui présente une de leurs oeuvres numériques à découvrir, à côté de laquelle ils travaillent à une nouvelle création qui sera présentée en fin de résidence.
Poussez la porte du rez de chaussée de la folie numérique et découvrez une oeuvre finie, une oeuvre en devenrir et un artiste qui vous fera découvrir sa démarche, son univers. Chaque création étant une aventure humaine.

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LUKAS TRUNIGER (Lille)
du 21 avril au 14 mai 2019
lukastruniger.net/

> Distributive Intelligence (work in progress)
Cette installation en création s'inspire d'une intelligence distribuée et de systèmes complexes. Leur capacité à créer des comportements riches et apparemment organiques de manière non supervisée, grâce à l'intelligence collective de simples agents, est d'un intérêt particulier.
L’installation soulève des questions sur le caractère centralisé de l’organisation de notre société, dans laquelle quelques acteurs majeurs contrôlent l’infrastructure cruciale de notre vie contemporaine.
Le travail propose de nouveaux modes de gouvernance et d'interaction sociale en mettant en œuvre une forme esthétique auto-organisée dans une installation.

La pièce sera composée de 200 à 300 petits modules, équipés chacun d’un petit microcontrôleur, de quatre capteurs de lumière et d’un système mécanique permettant de modifier l’inclinaison d’un petit miroir (~ 5 x 5 cm). Un algorithme d'automatisation cellulaire est implémenté de manière décentralisée sur ces objets. Grâce aux règles voisines, un programme similaire à Conway’s Game de la vie est appliquée. Les capteurs de lumière de chaque module mesurent l'orientation du miroir de leurs voisins. Le nombre de voisins activés déterminera le comportement de chaque module. L'algorithme de l'automate cellulaire commence à se défaire de manière autonome grâce à ces règles prédéfinies. Un comportement complexe et apparemment organique émerge.
Visuellement, un groupe de ces objets est formé. Les miroirs des objets créeront un jeu de lumière et d'ombre dans l'espace d'exposition.
Les modules doivent uniquement être connectés à une source d'alimentation pouvant servir d'élément structurel pour donner à l'installation une forme distincte. Le son, qui consiste en des clics de centaines de mouvements mécaniques, créera un paysage sonore organique en constante évolution.

> A Three Way Symbiosis (en exposition)

L'installation explore la beauté et la brutalité des interconnexions présentes dans la nature. Inspiré de divers symbioses et parasitismes, dans lesquels l'imitation et la mimique jouent un rôle crucial, un micro-environnement de deux objets et d'un être vivant a été mis en place. Il se compose d'une plante tropicale, d'un ventilateur modifié et d'un écran LED basse résolution.

Grâce à une caméra et à un algorithme intelligent, des images imitant la plante sont produites sur l'écran. Un processus d'apprentissage permanent permet cette assimilation à l'environnement qui forme un flux en constante évolution de plantes imaginées par l'IA. Dans le même temps, la lumière produite nourrit la vraie plante. Le ventilateur modifié agit comme une source de vent et ajoute ainsi une forme de chaos naturel au décor. Les trois entités construisent un ensemble enchevêtré plus puissant que la somme de leurs individualités - comme cela est souvent observé dans les symbioses. C'est créer une force surprenante pour rester en vie, produite par l'échange entre des acteurs morts (l'écran et le fan) et un acteur vivant (la plante).

   

Frédéric ALEMANY (Nice)
du 21 mai au 09 juin 2019
lehublot.net

> Geolitic (work in progress)
Une installation comportementale : En complément de l’astrodome interactif d'Opposite 2016 et de différents paysages extraterrestres, Geolitic va présenter en 2019 une nouvelle pièce numérique sur la sismologie à l'origine de la croissance des montagnes. L'installation plastique apporte des éléments minéraux dans l'espace d'exposition, sables, graviers, roches naturelles exposés sur un relief central. Cette œuvre se présente sous la forme de reliefs sableux et rocailleux mis en mouvement par l'action manuelle du public. C'est l'action du public sur le dispositif par le toucher des éléments minéraux qui déclenche les séismes à l'origine de la poussée des montagnes.

Une composition sonore générative : La sonorisation est inspirée par la nature des ondes sismiques. Le public peut toucher et déplacer les éléments minéraux exposés sur le relief central. Chaque geste du public, chaque caresse sur les minéraux est localisé par la triangulation des 3 capteurs sismiques disposées sous le relief. Le sable, le gravier et les différents roches produisent alors différentes sonorités. Les gestes sont analysés suivant un vocabulaire minimaliste qui génère la composition musicale. La musique est une réponse de la terre, un écho autonome qui élabore dans la durée ses réactions et sa composition sonore.

Un mapping vidéo temps réel. Cette réponse musicale du dispositif numérique va engendrer des glissements, des failles, des fractures, des effondrements, des poussées visibles par le mapping vidéo de l'espace et des murs à proximité. Peu à peu et en fonction de la simulation numérique l'espace se creuse laissant apparaître ou remonter les strates plus anciennes et plus profondes du passé. Cette mise à jour archéo-géologique peut varier en fonction du lieu d'implantation de l'installation notamment si une résidence in situ a pu être réalisée.

> l'Astrobal Opposite (en exposition)
Frédéric Alemany présentera une création aboutie « l’astrolab Opposite » finalisée en 2016 sur la formation du système solaire et la musique des sphères. Cette œuvre interactive pour un large public s'accompagne d'une exposition d’œuvres minérales sur les planètes, la Terre et son satellite la Lune, Mars et Jupiter sous formes de tableau en relief et de cube de ciment en strates ...
> Une boutique avec vente des œuvres est envisageable (spécial Arty Tshirt made in Hublot).

Le public est invité à façonner, en posant ces mains sur le dôme, ce cosmos imaginaire qui peut à tout moment se détruire ou évoluer, se complexifier pour faire apparaître turbulences et cycles réguliers. De la simplicité de ces principes de simulation et par l'heureux hasard de la manipulation peuvent ainsi naître une diversité de mondes possibles.

Cette œuvre numérique poursuit la tradition de l’harmonie des sphères croisant astronomie et esthétique pour renouveler ce cheminement artistique au regard des avancées scientifiques actuelles.



 

 

Martin de Bie & Audrey Briot (Paris)
du 11 au 30 juin 2019
martindebie.com/
audreybriot.fr/

datapaulette.org/

> QUANTIFIED EPOPEE (work in progress)
Quantified Epopee est un projet de recherche sur de nouveaux modes de narration dans la tapisserie contemporaine. Le projet questionne les conditions de la narration, au regard des nouvelles technologies de l’information et de la communication émergeant dans l’univers de l’artisanat textile et son inscription à l’époque du numérique

Quantified Epopee renouvelle une forme d’artisanat en rétablissant l’usage de l’or et des métaux dans les tapisseries. La tenture de Coriolanus, tissée à la demande d’Henri IV avant 1606 est un bel exemple de l’usage de l’or pour rehausser les tapisseries. Valorisant l’héritage culturel de cette institution, le réemploi de ces matériaux conducteurs au sein des tissages permet d’augmenter les possibilités de narration des tapisseries. Elles deviennent des interfaces tactiles, sensibles au toucher et à l’approche, qui interagissent avec les spectateurs.

En tant que projet de recherche, Quantified Epopee explore différentes hypothèses dont résulte de chaque série d’expérimentations une production physique ou théorique présentée lors d’expositions ou de conférences.

> un gramme chevaleresque (en exposition)
Cette istalltion est une tenture qui narre la quête numérique d’un chevalier contemporain, un soldat français en mission. Confectionnée à l’aide d’une machine à tricoter détournée et contrôlée par ordinateur, la tapisserie révèle une iconographie issue de la collecte effectuée sur les réseaux sociaux personnels de ce soldat.

À l’arrière-plan, le filtre fleuri de ses selfies Snapchat se mêlent aux treillis militaires de son quotidien. Ses déplacements, repérés en pistant ses posts Facebook, sont représentés par des coordonnées GPS et un tracé. Ses posts, émis depuis les terrains d’entraînement où s’exerce son régiment, sont souvent accompagnés d’images qui le représentent brandissant fièrement des armes lourdes ; les mitrailleuses rythment la tenture.

En frôlant la surface, la main survole des ornements composés de fils métalliques. Avertie par ces capteurs, l’électronique embarquée dans la tapisserie déclenche des plages sonores provenant de vidéos postées par le sujet depuis les camps d’entrainement.

Un Gramme Chevaleresque questionne l’impact des technologies sur l’identité et la citoyenneté. Internet et les réseaux sociaux offrent à l’utilisateur un espace tierce, entre le virtuel et le réel où il peut s’accomplir. La frontière entre vie privée et vie public s’appauvrie, floutant la définition de chacune d’elle.

 


   

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